Mise à jour le mercredi 3 mars 2004 à 9 h 00
.Selon des informations obtenues par
Radio-Canada, l'affaire Jitec, un scandale boursier qui aurait
floué des milliers de petits investisseurs, aurait impliqué une
manipulation des cours par le PDG de l'entreprise, une
transaction illégale par un grand bureau d'avocats ainsi que de
fausses déclarations par des firmes de courtage.
Jitec était une entreprise informatique aujourd'hui en faillite
et sur laquelle la commission des valeurs mobilières, sensée
protéger les investisseurs, a enquêté pendant trois ans sans
jamais engager de poursuite.
Le
(Fonctionne
avec l'internet branché)
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Pourtant, selon les informations recueillies par le
journaliste Pierre Tourangeau, l'enquête a conclu que le pdg de
Jitec, Benoît laliberté, avait manipulé le titre de son
entreprise et émis des communiqués de presse mensongers. Quant
au courtier Leduc et Associés, ses agents auraient garanti aux
investisseurs la valeur de l'action de Jitec, ce que la loi
interdit. Un autre courtier, CIBC Wood Gundy, aurait, de son
côté, menti à au moins un de ses clients sur la nature de son
investissement.
Des milliers d'investisseurs bernés
Au moins 10 000 investisseurs auraient été mal renseignés ou
bernés dans cette affaire où ils ont perdu plus de 60 millions
de dollars. L'enquête de la CVMQ reproche aussi au bureau
d'avocat montréalais Lavery de Billy d'avoir vendu à découvert
20 000 actions de Jitec, sans le déclarer, comme l'exige la loi.
Cette vente qui était aussi une transaction d'initié puisqu'un
des associés de la firme, Me René Branchaud, siégeait au conseil
d'administration de Jitec, n'a pas non plus été déclarée.
La CVMQ a interrogé près d'une centaine de témoins dans cette
affaire. Son enquête, qui a duré plus de trois ans est terminée
depuis six mois.